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Ozone zero gliders

 

 

Enfin, Ozone a sorti une mini-voile qui vole. Et quand je dis qui vole, elle vole vraiment ! N'exagérons rien non plus, ce n'est pas une Delta 2, quoi qu'elle lui a tout de même emprunté son nez...
Bon arrêtons de donner les informations par brime et commençons cet essais.
Alors, quand on prend le sac en main la première fois, on comprend tout de suite qu’elle n’est pas faite pour la rando et la  montagne, elle est vraiment trop lourde. Ca tombe bien, il y en a d’autres pour ça dans la gamme.

LA MACHINE
D’un point de vue conception, le Zero est plutôt atypique. Son suspentage est sur 4 lignes (de haut en bas), d’où ses 4 élévateurs. Par ailleurs, elle est suspentée à chaque nervure (à l’exception de deux sur les stabilos) et ce pour une raison simple… Il n’y a pas de cloisons diagonales. Il n’y a pas non plus de bandes transversales sur les C. Elle est donc de conception très simple !
Sauf un point de détail intéressant qu’Ozone met d’ailleurs en avant : son bord d’attaque en shark nose ! C’est la première mini-voile que je vois avec un bord d’attaque aussi soigné. Ce sont de fines entrées d’air (plus fine que sur la plupart des mini de cet allongement), qui laissent apparaitre le double jonc qui forme le shark nose.
Les élévateurs ont eux aussi une particularité : ils sont équipés de trims ET d’un accélérateur. Nous y reviendrons.

EN VOL
Tout commence par les phases de gonflage. Et franchement, sans vent, la montée est plutôt lente et ce en partant élévateurs en haut ou en bas (bras hauts ou bras en bas en arrière en accompagnant). Oui… Un peu déçu. C’est la deuxième raison pour laquelle elle ne convient pas au vol montagne.
Par contre, mettez 5 km/h de vent et ce n’est plus du tout un handicap. Montez à 15 et ça devient un confort d’avoir une aile qui monte cool, sans arracher et sans doubler. Car sur ce dernier point elle a un 10 sur 10. 

La prise en charge est celle d’une aile de 17 m2 chargée à bloc… Ca demande de l’engagement. Par contre elle a une finesse plutôt étonnante, qui lui permet de décoller sans vent sur des pentes relativement peu abruptes.
En vol, la Zero est très amortie en tangage. Que ce soit suite à des oscillations volontaires ou en sortie de 360° en chandelle. Elle passe devant le pilote pour rechercher sa vitesse, sans pour autant réellement le dépasser et revient très vite à l’équilibre. Sur ce point, rien à dire, c’est une mini-voile.

En roulis, on notera deux comportements très différents selon qu’on soit équipé d’un harnais jambes séparées (string) ou d’une vraie sellette à plateau.
Dans le premier cas, le comportement en roulis est sage à très sage. J’entends par là qu’elle est clairement stable. Seuls des effets commandes amples peuvent créer un fort roulis et l’amortissement de l’aile ramène vite l’ensemble pilote – aile à un parfait équilibre latéral.
Par contre, avec une sellette à plateau, l’aile est franchement instable roulis. J’ai trouvé ça plutôt agréable, trouvant ainsi une nouvelle « commande » de pilotage, mais c’est réservé à des pilotes qui ont une grosse expérience de la mini-voile, voir de l’acrobatie.

La mise en virage est intuitive et progressive. Et ce, quelque soit le réglage des trims. La plage de commande utilisable entre la mise en tension des freins et le point dure (qui survient bien avant la phase parachutale) est d’environ 35 à 40 cm. Il reste encore une dizaine de centimètres avant la phase parachutale, qui est clairement identifiable par un flottement de l’aile et un ramollissement des commandes.
L’optimisation du virage pour le thermique nécessite une petite prise au frein côté extérieur pour éviter le dérapage de l’aile.

Globalement, la Zero est compacte dans la turbulence. Elle transmet la masse d’air, mais sans exagérer. Sauf dans un cas bien particulier : les grandes vitesses. Si vous détrimez à fond, l’aile est toujours compacte. Mais en restant détrimé et à partir de mi-accélérateur jusqu’à bout de course, la turbulence engendre une sorte d’accordéonnement dans le sens de l’envergure sur tout le premier tiers de l’aile. Le cas pourrait paraître grave si les vitesses n’étaient pas si importantes...

MESURES *

Vitesse bras hauts : entre 40 à 42 km/h
Vitesse détrimé : entre 51 et 53 km/h
Vitesse détrimé et accéléré à fond : entre 63 et 65 km/h (moment de résonnance)

 
Utilisation : Soaring
 
Public : bon pilote à expert. Elle pourait-être utilisée en école dans du vent. Mais demande trop d'engagement au décollage sans vent pour des pilotes débutants.
 
Tableau
 
Taille
15
17
Année de conception
2014
2014
Surface à plat
15
17
Surface projetée
13.2
14.9
Envergure
8.27
8.79
Allongement à plat
4.5
4.5
Longueur de cône
NC
NC
PTV Max
90
95**
Poids de l'aile
3.5
3.8
Homologation
Structure
Structure
Prix en €
2250 €
2300 €

*Les meures ont été prises sur deux vols. Elles ne sont donc pas aussi représentatives que celle prises pour des essais d'ailes pour PP+. Elles sont donc à prendre à titre indicatif. Par ailleurs, les vitesses en km/h sont des vitesses sur trajectoire et non horizontales.
**Le PTV max est à mon avis une couverture. J'ai volé avec un PTV supérieur à 100 Kg et la Zero ne m'a pas parue une machine de l'extrême... Tout en restant tout de même une petite mini-voile !!!

Manuel PDF en anglais
Page du site Ozone France de la Zero

   
     
 
 
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